Jeunesse

La vaccination anti HPV en France (papillovamirus humain) dont l’intérêt et l’innocuité notamment vis-à-vis des maladies auto-immunes et neurologiques ne sont plus à démontrer reste trop faible. La France montre un retard important par rapport aux autres pays européens avec seulement 20% de vaccinations, alors que la couverture vaccinale du vaccin HPV est supérieure à 80% au Danemark, en Grande Bretagne et au Portugal.

Alerte pornographie : conséquences sur la sexualité et la vie affective.

Le bouleversement affectif de l’entrée dans la sexualité est trop souvent mal accompagné et lourdement pollué par le libre accès à la pornographie.  81% des 13-19 ans possèdent un smartphone et passent en moyennes plus de 15 h par semaine sur le net où ils sont sujets à voir des images porno. Ces images sont souvent subies et deviennent des exemples à suivre pour les ados et induisent une normalité de la sexualité par la performance que les jeunes vont chercher à reproduire. L’exemple de l’accroissement des nudes et des sextapes échangés dans lesquels les femmes se mettent en scène sont trop souvent à l’origine de situation harcèlement. À titre d’exemple, une lycéenne sur quatre en Ile de France déclare avoir été victime d’humiliation et de harcèlement en ligne.

Les conséquences sur leur sexualité et le rapport à l’autre est dramatique et doit nous alerter.

Une étude Ipsos indique que 8 % des 14-15 ans regardent du porno plusieurs fois par jour, parmi lesquels 5 % de filles.

La pornographie véhicule des pratiques sexuelles dénuées de sentiments où les hommes dominent et les femmes subissent. Dès l’adolescence, ces images  installent dans l’imaginaire des ados des violences sexistes et sexuelles qui seront difficiles à déconstruire.

Les adolescentes mais aussi beaucoup de femmes connaissent mal leur anatomie et la physiologie de leur organe sexuel et génital. C’est pourtant une alternative essentielle pour être à l’écoute de son corps et de ses besoins.

La santé des femmes est une priorité dont nous ne pouvons faire l’économie.


L’entrée dans la sexualité des jeunes femmes est sujet à de nombreux questionnements et parfois d’appréhension ; rappelons que la sexualité est un apprentissage aussi bien pour les jeunes hommes que pour les jeunes femmes. Dans de nombreux cas, ce sont les femmes qui assument la question de la contraception et malgré l’amélioration et la multiplicité des méthodes contraceptives celles-ci sont encore mal comprises et sous utilisées.

Un tiers des jeunes pensent encore que la pilule rend stérile, c’est dire que la maîtrise et le contrôle des grossesses ne sont pas acquis et à l’origine d’un nombre très élevé d’IVG chez les jeunes femmes de moins de 25 ans. En France, on compte 90 000 IVG par an chez les jeunes de moins de 25 ans.

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Concernant les IST (Infections Sexuellement Transmissibles), la plupart des adolescents sont sous-informés et donc incapables de s’en protéger.

L’utilisation du préservatif est en baisse, il reste pourtant le seul moyen de se protéger contre les IST et une méthode contraceptive efficace.

Le nombre de diagnostics d’infection à chlamydia et à gonocoque en 2016 a été multiplié par trois par rapport aux estimations de l’année 2012. Les jeunes femmes seraient particulièrement touchées.